Marché locatif au Maroc

Le marché immobilier marocain fait face à une pression croissante sur les prix, aussi bien à l’achat qu’à la location. Cette situation, qui touche particulièrement les grandes agglomérations, a conduit les pouvoirs publics à engager une réflexion approfondie sur la  régulation du Marché locatif au Maroc, notamment en ce qui concerne la location de courte durée via des plateformes comme Airbnb.

Parallèlement, un nouveau modèle de logement locatif à prix maîtrisé est à l’étude, avec pour objectif de réduire le coût des loyers d’environ 20 % par rapport au marché actuel, tout en facilitant l’accession progressive à la propriété pour la classe moyenne.


Hausse des prix dans le marché locatif au Maroc

Lors d’une séance parlementaire consacrée aux questions orales, Mr. Adib BENBRAHIM, secrétaire d’État chargé de l’Habitat, a reconnu une augmentation continue des prix de l’immobilier, aussi bien à l’achat qu’à la location.

Cette évolution s’explique avant tout par un déséquilibre entre l’offre et la demande. La concentration des opportunités économiques, des services publics et des infrastructures dans certaines zones urbaines entraîne une demande élevée, alors que l’offre reste limitée.

À cela s’ajoute la rareté du foncier disponible, notamment à l’intérieur des périmètres urbains structurés, ce qui contribue à une hausse significative des prix du mètre carré et, par conséquent, des loyers.

marche locatif au Maroc
marche locatif au Maroc

La spéculation immobilière comme facteur aggravant

Le gouvernement pointe également le rôle de la spéculation immobilière. De nombreux investisseurs acquièrent des biens dans une logique de :

  • revente à moyen terme,

  • optimisation du rendement locatif,

  • ou valorisation liée à la hausse des prix.

Ce phénomène réduit l’offre destinée à l’habitation principale et accentue la pression sur les ménages, en particulier les locataires. L’impact est direct sur le pouvoir d’achat et la stabilité résidentielle.


Location de courte durée et impact sur le marché locatif au Maroc

Un autre facteur déterminant concerne la montée en puissance de la location de courte durée, notamment via des plateformes numériques comme Airbnb. Ce mode d’exploitation, plus rentable à court terme, incite de nombreux propriétaires à retirer leurs biens du marché locatif classique.

Selon les autorités, cette évolution entraîne :

  • une diminution de l’offre de logements longue durée,

  • une hausse mécanique des loyers,

  • une difficulté accrue pour les résidents à se loger durablement.

Les documents d’urbanisme prévoient pourtant des zones spécifiques pour l’hébergement touristique. L’absence d’un cadre strict a favorisé une extension non maîtrisée de la location temporaire dans des immeubles initialement destinés à l’habitation.


Vers un cadre réglementaire pour la location type Airbnb

Face à ce constat, le gouvernement prépare un cadre réglementaire dédié à la location de courte durée. L’objectif est de :

  • définir clairement les zones autorisées,

  • limiter la transformation des immeubles résidentiels en hébergements touristiques,

  • préserver le parc immobilier destiné aux résidents permanents.

Un décret d’application est en préparation afin d’encadrer cette activité et de rééquilibrer le marché locatif.


Nouveau modèle pour le marché locatif au Maroc à –20 %

En parallèle, une étude nationale est actuellement en cours, avec des résultats attendus prochainement. Elle vise à mettre en place un dispositif de logement locatif à loyer réduit, inférieur d’environ 20 % au niveau moyen du marché.

Un dispositif pensé pour la classe moyenne

Le modèle envisagé repose sur un mécanisme innovant :

  • une partie du loyer versé est considérée comme épargne,

  • cette épargne peut être utilisée ultérieurement pour l’acquisition du logement.

La durée prévue du dispositif varie entre cinq et six ans, permettant au locataire de constituer progressivement un apport suffisant pour devenir propriétaire.


Quels impacts pour le marché immobilier ?

Ces mesures traduisent une volonté de rééquilibrage du marché immobilier marocain. Elles pourraient entraîner :

  • une stabilisation progressive des loyers,

  • une meilleure accessibilité au logement,

  • une évolution des stratégies d’investissement vers des modèles plus durables et réglementés.

Pour les investisseurs, comme pour les ménages, ces réformes annoncent un changement structurel du cadre immobilier, nécessitant une anticipation et une adaptation des décisions patrimoniales.


La régulation de la location de courte durée et le lancement d’un modèle de logement locatif à loyers maîtrisés marquent une étape importante pour le Marché locatif au Maroc. Ces initiatives visent à répondre à la fois aux besoins des résidents et aux enjeux économiques du secteur.

Dans un contexte en mutation, comprendre ces évolutions devient essentiel pour sécuriser tout projet immobilier, qu’il s’agisse d’investissement, de location ou d’accession à la propriété.

Guide Acheteur immobilier à Marrakech
Investiissement immobilier à Marrakech
Programme neuf Marrakech